www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr

 

ASSEMBLEE GENERALE

 

21 avril 2007

 

›››››››



            L'Assemblée Générale de la Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne s'est tenue le samedi 21 avril 2007, à 8 H 30, à AUXERREXPO - rue des Plaines de l'Yonne à AUXERRE, sous la présidence de M. Olivier LECAS, qui a ouvert la séance.




Personnalités présentes

 

  • M. BERTRAND, Chef de l'Agence Départementale de l'Office National des Forêts
  • M. le Docteur HAFFAR, représentant le Laboratoire d'Analyses Départemental IDEA,
  • M. DELESTRE, représentant M. ABRY, Président de la Chambre d'Agriculture de l'Yonne
  • M. PARDE, représentant M. DROUIN, Président de la Fédération des Chasseurs du Loiret
  • M. BOUCAULT, Président de l'Association des Chasseurs de Gibier d'Eau du Département de l'Yonne,
  • M. BOURGUE, Président de l'Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier de l'Yonne
  • M. BELVAL, Président de l'Association des Piégeurs Agréés de l'Yonne,
  • M. DUBOIS, Président de l'AFACCC89,
  • M. BEAU, Président de l'Association des Equipages de Vènerie sous Terre de l'Yonne,
  • M. MUNIER, Délégué du Club National des Bécassiers,
  • M. PETAS, Président de l'Association des Gardes-Chasse Particuliers de l'Yonne
  • M. MARY, Commissaire aux Comptes et M. THIESSON, Expert Comptable.

 

___

 

Personnalités excusées

 

  • M. CHABROL, Préfet de l'Yonne
  • M. SIMON, Directeur Départemental de l'Agriculture et de la Forêt
  • M. CHABANNET, Directeur des Services Vétérinaires de l'Yonne,
  • Mme SEGHIER, Directrice de Cabinet de M. le Préfet,
  • M. PERAIN, Procureur de la République d'AUXERRE
  • M. M. de PONCHALON, CHARLOT, SECULA, LAMY, BERGER, CHEVRON respectivement Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, des Fédérations Départementales de l'Aube, de Côte d'Or, de Saône et Loire, de la Nièvre et de Seine et Marne
  • M. DARRAS, représentant M. BREDEAU, Président de la Fédération de l'Yonne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique,



Désignation du Bureau de l'Assemblée

 

 

            Conformément aux dispositions du Règlement Intérieur, le Bureau de l'Assemblée Générale est celui du Conseil d'Administration, à savoir :

 

                        Ø Président : Olivier LECAS

                        Ø Vice-Présidents : Claude FRANCHIS, Pierre GANDON et Patrick GUERREAU

                        Ø Secrétaire : Gérard BALLET

                        Ø Trésorier : Henri DUBOIS

                        Ø Trésorier Adjoint : Bernard BUFFAUT

 

___

 

Votes

 

            Selon les dispositions du Règlement Intérieur et la décision du Conseil d'Administration, votes à bulletin secret pour le renouvellement partiel du Conseil d'Administration et à main levée pour les autres questions.



- Scrutateurs pour le vote à bulletin secret ::

 

Conseil d'Administration :         M.M. Gérard BALLET et Patrick GUERREAU,

 

Parmi les participants à l'Assemblée Générale :                         M.M. Pierre BRANCHU et Pascal LARAUD

 

Les opérations de vote sont placées sous le contrôle de Me Eric TEBOUL, huissier de justice.

 

___

 

Renouvellement partiel du Conseil d'Administration

 

7 postes à pourvoir - 9 candidats

Secteur 1 : 1 poste

            Candidat :         M. Jacques FAITOUT, de COMPIGNY, administrateur sortant

 

Secteur 2 : 1 poste

            Candidats :       M. Michel MARCEAU, de LAINSECQ, administrateur sortant

                                   M. Roland MARINGE, de CHAMPCEVRAIS

 

Secteur 3 : 1 poste

            Candidat :         M. Régis DEPEIGE, de VALLLAN, administrateur sortant

 

Secteur 4 : 2 postes

            Candidats :       M. Guy MEIGNIEN, RAVIERES, administrateur sortant

                                   M. Sébastien SABOURIN, de TISSEY

                                   M. Philippe SCHALLER, de PREHY, administrateur sortant

 

Secteur 5 : 2 postes

            Candidats         M. Henri DUBOIS, FONTENAY SOUS FOURONNES, administrateur sortant

                                   M. Jean Claude FERLET, de VERMENTON

 

Chaque candidat est invité à se présenter dans la limite d'une minute, sachant que :

 

- pour les 3 premiers secteurs, sera élu le candidat ayant rassemblé le plus de voix

- pour les secteurs 4 et 5, seront élus les deux candidats ayant rassemblé le plus de voix.

 

Le Président LECAS donne lecture des consignes de vote et il est procédé au vote à bulletin secret.

 

___

 

Compte-rendu de l'Assemblée Générale du 29 avril 2006

 

Le compte-rendu de l'Assemblée Générale du 29 avril 2006 est approuvé à l'unanimité.

 

___

 

Rapport moral et d'activité du Président LECAS

 

Mesdames, Messieurs les Présidents, Messieurs,

 

Pour la 3ème année consécutive, j'ai une fois de plus l'honneur de présider l'Assemblée Générale de la Fédération des Chasseurs de l'Yonne.

 

Afin de ne pas déroger à la tradition, j'évoquerai en premier lieu, et en quelques mots, les temps forts de la chasse à l'échelon national et je développerai ensuite l'actualité départementale, en laissant le soin aux présidents des commissions, qu'il s'agisse de Claude FRANCHIS pour la communication, de Jacques FAITOUT pour le petit gibier et d'Henri DUBOIS, pour le grand gibier, de détailler leurs actions. Et après il nous faudra envisager l'avenir.

 

Concernant les migrateurs, même si nous, chasseurs de l'Yonne, avons eu droit à des dates d'ouvertures et de clôtures malheureusement strictement identiques à l'an passé, sachez que pour la première fois, et cela grâce au travail concerté de l'observatoire National de la Faune Sauvage (enfin reconnu et qui voit son rôle ainsi renforcé et ses observations validées  par le Conseil d'Etat qui avait jusqu'à maintenant quasiment ignoré la qualité et la rigueur de ses travaux), de l'IMPCF (Institut Méditerranéen du Patrimoine Cynégétique et Faunistique) et aussi il faut le reconnaître de l'ONCFS qui a travaillé avec le monde de la chasse, comme cela devrait être dans tous les cas.

 

Ainsi les chasseurs du  Gers ont obtenu une prolongation de dix jours pour la chasse du pigeon ramier et plusieurs départements de la région Provence Cote d'Azur pour les grives ont vu leur période de chasse prolongée du 10 au 20 février. Le département de la Lozère, ainsi que quelques cantons riverains à ce département, ont pu continuer la chasse aux tendelles, un mode de chasse traditionnel Ces trois avancées ont été gagnées grâce à l'union de toutes ces structures cynégétiques qui maintenant collaborent ensemble sur ces dossiers et que le Conseil d'Etat enfin  semble reconnaître..

 

Il convient de dire que l'Observatoire est le seul lien dans lequel se confrontent les scientifiques, afin de dégager des conclusions partagées.

En cette veille de premier tour des élections présidentielles, je souhaite que le futur Ministre chargé de la chasse continue à œuvrer dans ce sens. Si l'on en croit les candidats réunis récemment à PARIS, à l'initiative de la Fédération Nationale des Chasseurs, tous, à l'exception d'une candidate, ancienne Ministre de l'Ecologie, se sont montrés favorables à notre loisir !

 

En nous promettant une chasse apaisée avec une stabilité de nos statuts, une révision des possibilités pour les dates d'ouvertures pour les migrateurs, une éventuelle possibilité que la chasse ne dépende plus que d'un seul ministère, un rattachement de la police de la chasse à un ministère de la sécurité publique. Mais ne rêvons pas trop, les promesses électorales ne sont que rarement tenues et les chasseurs et leurs dirigeants devront être particulièrement vigilants pour que notre passion puisse continuer à être pratiquée, sans que de nouvelles contraintes nous soient imposées.

 

Sachez que votre conseil d'administration et moi-même serons à l'écoute des politiques et prêts à vous défendre, si nos droits étaient remis en cause.

 

Pour les chasseurs de gibier d'eau, dans le contexte de risque d'Influenza Aviaire, l'usage des appelants a certes été rétabli, cependant avec des contraintes trop lourdes à gommer rapidement, pour retrouver un suivi sanitaire classique. Votre fédération a participé avec son service technique aussi bien au financement qu'à l'organisation du suivi sanitaire des appelants.

 

Autre dossier national, dont je vous avais parlé en 2006, celui des contentieux croisés Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et Fédérations Départementales des Chasseurs. M. THIESSON, expert comptable, en reparlera dans son intervention.

 

Ce dossier n'ayant pas évolué, il vous sera demandé, lors du vote des résolutions, de renouveler votre désaccord à l'abandon des contentieux et de donner tous pouvoirs au Conseil d'Administration pour agir au mieux dans votre intérêt. A ce jour, une trentaine de fédérations sont dans notre situation.

 

Le dossier suivant me permet de faire la transition avec nos actions départementales. En effet, la Fédération Nationale des Chasseurs vient de lancer un programme de recherche scientifique sur le lapin de garenne, gibier de base par excellence, afin de déterminer et de remédier aux mortalités de cette espèce.

 

Parmi les moyens nécessaires pour le retour de ce gibier dans les territoires de chasse, outre les moyens scientifiques, il y a bien évidemment les moyens financiers. A ce titre, il a été retenu le principe d'un budget de 2,4 M€ programmé sur 4 ans et alimenté par une cotisation affectée dégressive.

 

Pour 2007/2008, elle sera de 0.65 € par chasseur et sera comprise, pour ce qui concerne notre département, dans le  montant du timbre fédéral.

 

Même si l'implantation de lapins de garenne n'est pas partout possible, en raison des dégâts que peut causer l'espèce, il existe certainement des secteurs de l'Yonne où agriculture et présence de lapins sont envisageables, dès lors qu'ils sont accompagnés d'aménagements spécifiques.

 

Concernant les autres espèces de petit gibier sédentaire et sans empiéter sur les propos de Jacques FAITOUT, les efforts de la Fédération se sont poursuivis et vont perdurer :

 

- tant au niveau des aménagements, avec près de 680 ha de Jachères Environnement Faune Sauvage et avec 111 kms de BCI maïs ou sorgho. Une nouvelle bande, la bande de Dactyle, pourra vous être également proposée, plus particulièrement dans les régions à sol crayeux.

- Efforts en faveur des piégeurs pour la limitation des prédateurs. La Fédération a ainsi formé 110 piégeurs durant la dernière campagne et versé près de 60 000 € de subvention pour le piégeage.

 

- Efforts en faveur de l'agrainage, avec rétrocession d'agrainoirs et versement de subventions aux bénéficiaires du contrat de services

 

- Efforts enfin en participant à la mise en œuvre des outils de gestion des espèces, notamment le plan de chasse lièvre instauré sur plusieurs nouvelles communes du département. Je vous rappelle que le plan chasse lièvre est l'outil adapté à la gestion de cette espèce.

 

Ces efforts peuvent être résumés sous le sigle APAG, que la Fédération vous invite à décliner sur vos territoires de chasse.

Puisque j'évoque les subventions fédérales, je vous rappelle la date limite du 31 août pour établir votre demande, sachant qu'une subvention non demandée ne peut être octroyée.

 

Le grand gibier, pour sa part, subit des fortunes diverses : situation satisfaisante pour le sanglier et les grands cervidés. Par contre, pour le chevreuil, la baisse annoncée et redoutée s'est avérée, plus particulièrement dans les secteurs boisés.

 

C'est ainsi que plusieurs zones de gestion affichent pour la prochaine saison une diminution de 20 à 30 % des attributions de chevreuil. C'est une position courageuse et nécessaire, mais aussi parfois impopulaire, pour parvenir rapidement à reconstituer une population.

 

Cette diminution du nombre de bracelets n'est pas sans incidence sur le budget « dégâts », si l'on considère que les dégâts de chevreuils, représentant seulement

 5 % du montant des indemnisations, participent largement au paiement des dégâts « sangliers ». 2000 bracelets « chevreuils » de moins à 30 €, ce sont 60 000 € à trouver. Somme que nous sommes contraints de reporter partiellement sur les bracelets « sanglier ».

 

Le montant des indemnisations de dégâts de grand gibier devrait être, à priori, à la stabilité pour la campagne 2006/2007 (430 000 € à ce jour), même s'il reste à comptabiliser et à indemniser les dégâts sur prairies et resemis. Si l'on tient compte de l'augmentation du prix de certaines denrées, qui a pu atteindre 25 à 30 %, on peut en conclure que la superficie endommagée a été réduite.

 

Il est à noter que la mise en place du plan de chasse sanglier dans notre département n'aura pas été synonyme d'augmentation des dommages, mais d'une diminution des surfaces indemnisées et cela grâce sans doute à une meilleure prise en compte des populations, à une pratique de l'agrainage plus pertinente, mais il ne faut pas crier victoire, car la situation pourrait s'inverser, il existe toujours quelques points noirs sur certain secteurs.

 

Les diverses réunions de zones de gestion et de CTL ayant toutefois mis en évidence une augmentation des populations de sangliers, il y aura lieu de s'investir dans la prévention, avec la pose et l'entretien de clôtures électriques. Je rappelle que la Fédération a du matériel à disposition, de même que les GIC grand gibier et les associations de demandeurs de plan de chasse.

 

Il y a lieu également que l'agrainage soit le plus opportun possible, c'est-à-dire durant les périodes sensibles. A ce sujet et dans l'année à venir, nous aurons à nous positionner sur l'agrainage du grand gibier, via le schéma départemental de gestion cynégétique.

 

Au niveau de la surveillance sanitaire de la Faune, la Fédération a poursuivi sa collaboration active au réseau SAGIR. 120 cadavres ont ainsi été dirigés sur le Laboratoire d'Analyses Départemental IDEA (le Docteur HAFFAR ici présent nous en fera une bilan détaillé au cours de la réunion).

 

Dans le cadre de l'échinococcose alvéolaire, le Service Technique de la Fédération n'a pas ménagé sa peine, avec 50 tirs de nuit en 2006, pour 1 058 renards vus et 31 analysés (tous étant négatifs à ce jour).

 

Ces prélèvements de renards ont également permis au GDS (Groupement de Défense Sanitaire) de faire effectuer des analyses sur la Néosporose, maladie véhiculée par le renard et qui augmente le risque d'avortement chez les bovins.

 

Toujours dans le domaine sanitaire, vous savez qu'une nouvelle réglementation va prochainement imposer aux chasseurs de procéder systématiquement à un examen initial de la venaison, lorsqu'elle fait l'objet de vente aux détaillants locaux, qu'il s'agisse de restaurateurs, bouchers... et à des ateliers de traitement nationaux ou régionaux, négociants en gros.

 

A ce titre, les techniciens de la Fédération vont suivre, courant juin 2007, un stage de formateur au contrôle sanitaire, qui leur permettra ensuite de dispenser une formation aux chasseurs concernés.

 

Il est utile de préciser que la cession gratuite ou onéreuse de la venaison aux proches et aux particuliers consommateurs n'est pas concernée par l'examen initial. Cependant, tout chasseur qui remet à un proche de la venaison de sanglier doit l'informer du risque trichine.

 

Le volet formation de la Fédération ne va pas s'arrêter là, puisque la Fédération sera également en mesure, dès le mois de juin, de proposer aux futurs gardes-chasse particuliers la formation requise, à savoir 18 heures de formation qui concerneront les notions juridiques de base et la police de la chasse. La Fédération se fera assister de personnes qualifiées en la matière.

Cette nouvelle formation entre tout à fait, n'en déplaise à certains, dans l'objet de la Fédération.

 

Dans le cadre de l'examen du permis de chasser 2006, 250 candidats ont suivi les formations théoriques et pratiques obligatoires et supplémentaires dispensées par la Fédération et 200 ont été reçus, soit un taux de 80 %.

 

Malheureusement, pour les années à venir, le nombre de jeunes pratiquants ne devrait cependant pas être suffisant pour inverser la tendance de l'érosion du nombre de chasseurs. Dommage que certains candidats soient éliminés à l'examen pratique du permis de chasser par des inspecteurs de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage qui, au lieu de faire preuve de pédagogie et d'humanisme, déstabilisent les candidats par leur zèle et par une interprétation des textes dénuée de tout sens pratique de la chasse, étant pour leur part non pratiquants habituels de notre loisir Je voudrais ici devant cette assemblée renouveler mon soutien, ainsi que celui de tous les chasseurs de notre département à notre service technique pour la qualité de sa formation pratique qui ne doit pas être remise en cause et je me battrai pour que cette situation ne perdure pas. 

 

Recruter de nouveaux chasseurs doit donc être une priorité, car chacun sait que le nombre fait la force. Chacun d'entre nous doit se sentir concerné et « ouvrir » son territoire de chasse à de jeunes chasseurs.

 

Je vous rappelle comme tous les ans que la convivialité qui existe entre chasseurs dans nos cabanes doit aussi se retrouver avec les autres utilisateurs de la nature, beaucoup d'entre eux sont prêts à découvrir la chasse, c'est à nous d'aller au devant d'eux et leur montrer que la chasse, c'est la liberté dans la nature mais aussi avec des règles de gestion des espèces, des contraintes de sécurité que nous nous  devons d'appliquer, afin de diminuer les risques et pour leur montrer que la chasse et un loisir responsable qui s'inscrit dans le cadre d'un développement durable.

 

Le futur conseil d'administration devra dès cet automne finaliser le schéma départemental de gestion cynégétique et préparer l'avenir en maintenant une politique ambitieuse pour le petit gibier mais aussi, comme nous l'avions annoncé, porter une solution au timbre grand gibier qui devra être remplacé par une autre source de financement ; bien entendu, tout cela se fera en concertation avec les chasseurs.

 

Vous venez d'élire un nouveau conseil d'administration ; sachez que je solliciterai un nouveau mandat de président de votre fédération et que, si vous me faîtes confiance,  je continuerai, comme depuis trois ans, à donner le meilleur de moi-même, pour que l'intérêt de tous les chasseurs icaunais soit défendu du mieux possible.

 

Je ne conclurais pas mon intervention, sans remercier l'ensemble du personnel fédéral, tant le personnel administratif que technique, pour leur motivation au service de la chasse et des chasseurs, ainsi que les membres du Conseil d'Administration pour leur investissement dans la vie départementale de la chasse, et notamment Pierre GANDON, Président de la Fédération de 2000 à 2004 et qui n'a pas souhaité se représenter au poste d'administrateur.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Rapport des Commissions Fédérales

 

            ¯ Commission Communication : Claude FRANCHIS

 

Mesdames, Messieurs,

 

Comme chaque année, je vais vous rendre compte des activités de la Commission Communication, qui, je le rappelle, est composée de Bernard BUFFAUT, Jacques FAITOUT, Claude GANSTER, Olivier LECAS, Guy MEIGNIEN.

 

Les deux dernières réunions de la Commission ont été presque exclusivement réservées à la conception et au contenu du site Internet. Sa mise en ligne prévue initialement au mois de juin 2007 devrait finalement intervenir à la fin de l'année. Je tiens à remercier particulièrement Claude GANSTER, pour son investissement dans ce dossier.

 

Sur le site, les chasseurs et les non chasseurs pourront obtenir toutes informations utiles sur la Fédération, ses élus, son personnel, ses missions, la réglementation et les sujets d'actualité. Ce site permettra à la Fédération de s'ouvrir sur l'extérieur et notamment de s'ouvrir aux jeunes.

 

Comme prévu, les chasseurs ont reçu au mois de septembre dernier le numéro de Nos Chasses « spécial Yonne », qui a été, semble-t-il, fort apprécié, avec des articles collant à l'actualité de votre Fédération. Cet envoi sera renouvelé cette année, toujours avec la collaboration de Jean BERTON.

 

Le « Chasseur de l'Yonne » est également paru, et comme de coutume, dans l'Yonne Républicaine, mais sous une forme « allégée » de 12 pages. Certains ont peut être pu considérer que cette parution faisait double emploi avec le Nos Chasses Yonne. Il n'en est rien, puisque l'une s'adresse aux chasseurs et l'autre est « grand public ».

 

Vous êtes maintenant habitués à découvrir chaque jeudi dans l'Yonne Républicaine, le « Rendez-vous du Chasseur », dont les articles d'information et « grand public » sont très largement lus. Je remercie, une fois encore, les responsables de l'Yonne Républicaine, pour cet encart totalement gratuit.

 

Autres actions de communication :

 

- notre traditionnelle participation à la Fête de la Chasse et de la Nature de CHABLIS, avec un stand toujours aussi visité.

 

- notre participation également aux rencontres Récid'Eau qui se sont déroulées à SENS du 15 au 18 février 2007, avec plus de 1 300 scolaires et 1 500 visiteurs et qui a permis de tisser des liens avec d'autres exposants.

 

Le Service Technique est également intervenu en milieu scolaire, à la demande d'enseignants, comme très récemment avec HERY et ST GEORGES.

 

Un grand merci aux membres du personnel fédéral et particulièrement au Service Technique pour leur investissement dans l'ensemble de ces dossiers, sans lesquels rien ne serait possible.

 

Mais, comme je vous l'ai déjà précisé, la communication est l'affaire de nous tous, dans notre comportement, dans nos relations avec les autres Utilisateurs de la Nature.

 

La chasse bénéficie d'un regain d'intérêt bienveillant auprès du grand public. Pour s'en convaincre : les nombreux articles dans les journaux et reportages télévisés favorables à notre loisir (qui l'aurait cru il y a quelques années !).

 

Par contre, on constate un certain désintéressement des chasseurs, pour preuve, la participation à l'Assemblée Générale, de moins en moins suivie.

 

Je lance un appel aux 13 500 chasseurs du département et surtout à leurs présidents, en leur rappelant que la chasse ne s'arrête pas le jour de la fermeture générale !

 

En effet, pour ouvrir à l'ouverture suivante, le gibier a besoin que l'on s'occupe de lui, toute l'année.

 

Vos responsables qui essaient de vous défendre le mieux possible ont besoin de votre soutien. L'union fait la force !

 

Je vous remercie de votre attention

___

 

¯ Commission Petit Gibier : Jacques FAITOUT                                    

 

Mesdames, Messieurs,

 

Comme chaque année, je profite de notre Assemblée Générale pour vous faire part, au nom de mes collègues administrateurs, du travail de la commission technique « petit gibier » et des premiers résultats « sortie des urnes » pour la prochaine campagne de chasse.

 

Trois réunions ont eu lieu durant cette dernière année, l'une en mai, l'autre en décembre et enfin la dernière en avril.

 

Un des principaux thèmes abordés fut celui des aménagements favorables à la petite faune de plaine.

 

Conscient que la gestion du petit gibier passe notamment par ce genre de paramètre, la commission a travaillé d'arrache pied pour vulgariser et développer les Bandes de Cultures Intercalaires, les fameuses « B.C.I. », dont l'impact n'est plus à démontrer.

 

Je vous rappelle :

- que cet aménagement repose sur un contrat tripartite qui lie le détenteur de droit de chasse, l'agriculteur et la Fédération,

- que les BCI sont à déclarer en cultures primables par les agriculteurs qui perçoivent ainsi l'aide PAC,

- que ne sont retenus comme couvert que le maïs grain seul ou le sorgho grain seul, le sorgho fourrager n'étant pas primable,

- et enfin que le dédommagement versé par le chasseur à l'agriculteur est de 450€/ha.

 

Pour inciter à la mise en place de ce type d'aménagement, les adhérents territoriaux à la FDCY peuvent bénéficier d'une subvention de 100% de ce montant, avec un plafond à 0.5% de la surface de plaine.

 

Nombreux sont les détenteurs de droit de chasse qui ont travaillé dans ce sens, puisque nous dépassons les 123 kilomètres de B.C.I.

 

La longueur aménagée est en constante croissance et nous arriverons très probablement aux 150 kilomètres pour la prochaine campagne.

 

Bien que la B.C.I. soit très favorable en tant que couvert hivernal et zone d'alimentation, elle apporte peu sur la réussite de la reproduction.

 

Aussi pour compléter ce dispositif, il a été mené une réflexion sur un autre type d'aménagement à base d'herbacées plus favorable en période de nidification : la bande « Dactyle ».

Un des objectifs principaux, commun à la B.C.I., est de recréer un « bocage temporaire » pour augmenter les effets de lisière. L'implantation de cette graminée favorise notamment la reproduction des oiseaux comme la perdrix grise ou la caille des blés. Elle offre des sites de nidification et procure aux jeunes poussins de nombreux insectes.

 

De plus, il peut s'avérer délicat d'implanter certaines cultures, comme le maïs ou le sorgho dans des sols calcaires ou trop « séchants », le dactyle a beaucoup moins de difficultés.

 

Dans les faits, la  mise en place de cette bande « Dactyle »repose sur la signature d'un contrat conclu pour une période de 7 ans entre le responsable de chasse, l'agriculteur et la F.D.C.Y.

 

L'agriculteur se charge, à ses frais, d'implanter cette bande en dactyle sur une largeur comprise entre 5 et 10 mètres, sans limite de longueur dans un secteur choisi d'un commun accord avec les deux autres parties.

 

D'un point de vue réglementaire (PAC), l'agriculteur doit déclarer la surface de la bande soit en gel « normal » si la largeur choisie est de 10 mètres, soit en gel « environnemental » si la largeur est comprise entre 5 et 10 mètres. Sur les deux types de gel, l'agriculteur pourra activer ses D.P.U.

 

Afin de préserver les intérêts de la faune sauvage, l'entretien mécanique ne pourra avoir lieu que du 1er au 30 avril. Toutefois, la première année d'implantation et par dérogation, un entretien mécanique « léger », broyage ou fauche, pourra être réalisé du 1er au 5 juin en cas de présence d'adventices, comme les chardons.

 

Une participation financière annuelle de 200 Euros/Ha pour bonnes pratiques environnementales sera versée à l'agriculteur par le détenteur du droit de chasse. De plus, ce dernier devra placer 1'agrainoir par bande, et 1 supplémentaire par tranche de 200 mètres, approvisionné obligatoirement avec du blé, au moins du 15 octobre au 30 juin.

 

La F .D.C.Y. pourra verser à ses adhérents « contrat de service » une subvention qui, en 2007 / 2008, se montera à 200 euros par hectares de Bande « Dactyle » avec un plafonnement à 0,5 % de la surface de plaine adhérente.

 

Autre sujet sur lequel s'est penché la commission technique « petit gibier » : la gestion du lièvre au travers du plan de chasse.

 

Suite à plusieurs réunions, de nouvelles communes sont venues grossir les rangs des utilisateurs de cette technique de gestion. Ce fut notamment le cas des communes de Chambeugle, Marchais Béton et Malicorne, dans le Gâtinais. Adopté depuis plus de 20 ans par certains détenteurs de droit de chasse icaunais, le plan de chasse lièvre progresse donc chaque année avec 66 communes pour cette dernière saison.

 

Cet outil de gestion mis en place pour 5 ans permet de gérer cette espèce sur du moyen terme. Il présente notamment l'avantage de pouvoir chasser notre capucin sur une plus longue période, tout en maîtrisant les prélèvements. De plus, il s'applique à tous les chasseurs d'une même commune et ce, quelle qu'en soit l'organisation. La mise en place du plan de chasse « lièvre » nécessite d'obtenir 50 % de la surface chassable favorable.

 

Dans la plupart des cas, cette technique de gestion a donné entière satisfaction, tant sur le plan du développement des populations qu'au niveau des chasseurs.

 

Cependant même si le lièvre reste présent dans nos plaines, il a été constaté notamment suite à l'enquête « tableau de chasse », une diminution non négligeable des prélèvements. Nous passons ainsi de 11 600 lièvres à 9 800, soit un déficit de plus de 1 500 lièvres!

Les comptages nocturnes réalisés par le service technique de la Fédération, avec l'appui des chasseurs locaux, ont confirmé cette situation puisque sur les quelques 3900 kilomètres parcourus de janvier à début mars, il a été observé une moyenne de 1,4 lièvre par kilomètre éclairé contre 1,9 en 2006. Ici encore l'indice chute, avec un déficit d'environ 25 %.

 

Cette diminution des populations de lièvre pourrait s'expliquer par la conjugaison de 2 facteurs :

 

- tout d'abord, l'année 2006 a connu un record pour le nombre de cas de maladie hémorragique du lièvre, puisque 27 analyses se sont révélées positives. Ce chiffre représente plus du double d'une année « normale ».

L'E.B.H.S. a touché l'ensemble du territoire de notre département, principalement en mars avril et en octobre novembre.

 

- deuxième facteur, la prédation par le renard.

L'analyse de l'enquête « tableau de chasse » fait apparaître une stabilité des prélèvements pour la chasse à tir et le déterrage. Les premières informations sur les comptes rendus de capture par piégeage semblent suivre cette voie.

 

Le tableau départemental, toute méthode confondue, devrait donc dépasser une nouvelle fois les 8 000 renards, soit presque 1 renard pour 1 lièvre !!!

 

Autre constatation, malgré des prélèvements qui pourraient paraître importants, les comptages de nuit 2007 sont stables, voire en augmentation sur certaines zones. L'indice atteint une moyenne de 0,25 renard par kilomètre éclairé.

 

Si l'on met en parallèle les courbes des comptages de nuit du lièvre et du renard, on observe qu'une diminution du renard entraîne une augmentation du lièvre et qu'inversement une augmentation du renard conduit, à terme, à une diminution du lièvre.

 

C'est bien la conjugaison de ces deux facteurs qui a entraîné la diminution de nos populations de lièvres.

 

Bien que nous soyons relativement démunis face à l'E.B.H.S, il est encore possible de prendre des mesures de limitation des prélèvements, comme l'on fait certaines communes dans le Migennois, en suspendant la chasse après la découverte de cadavres.

 

Pour le renard, je pense que les courbes sont suffisamment parlantes pour remobiliser les troupes sur la régulation des prédateurs, notamment par le piégeage.

 

Ce n'est qu'à ce prix que nous pourrons redynamiser nos populations de lièvres.

 

Ces remarques s'appliquent également au lapin de garenne, à ceci près que cette espèce est touchée encore plus durement par les maladies. Elle doit faire face à la myxomatose et la maladie hémorragique, le V.H.D.

 

Le tableau de chasse est donc toujours faible et très fluctuant avec moins de 6 000 lapins.

 

La Fédération Nationale des Chasseurs a fait de 2007 l'année du lapin de garenne. Souhaitons que cet engagement contribue à améliorer nos connaissances sur les moyens de luttes contre les maladies de notre cher Jeannot qui fut pendant des décennies le gibier de base de la chasse française.

 

Passons maintenant à la plume et à mon grand regret, je vais rester sur un constat peu reluisant.

 

Les conditions climatiques perturbées du printemps 2006 ont considérablement influé sur la reproduction des oiseaux. Après une période humide et froide en mai, avec parfois des gelées, nous avons connu une véritable canicule. Des espèces comme la perdrix grise ou la perdrix rouge, ont dû faire face à des écarts de température très importants, préjudiciables pour les œufs ou les poussins. 

 

Les résultats des échantillonnages de compagnie de perdrix réalisés après moisson en juillet/août ont malheureusement confirmé ce à quoi il fallait s'attendre, puisqu'ils étaient les plus bas jamais constatés avec 4,5 jeunes par poule d'été pour la grise et 1,6 jeunes par adulte d'été pour la rouge.

 

Côté tableau de chasse, même tendance, nous avons connu en 2006/2007 les plus faibles prélèvements de ces 5 dernières années.

 

Dans le courant du mois de mars, des comptages de printemps ont été réalisés sur 6 zones du département rassemblant 370 personnes.

 

Presque tous les territoires sont à la baisse, avec des extrêmes allant de 1,6 couples aux 100 hectares pour Brion à 8,7 couples pour Venizy.

Seule la commune de Compigny tire une nouvelle fois son épingle du jeu, puisque nous obtenons le chiffre record de 42,3 couples aux 100 hectares, contre 28,1 an 2006. A noter que c'est sur ce secteur ; la reproduction 2006 fut la moins mauvaise du département avec 5,6 jeunes par poule d'été.

 

Ceci, associé aux gros efforts de piégeage et d'aménagements, explique probablement cela.

 

Autre espèce qui a souffert du climat, la caille des blés. Après deux bonnes saisons, le tableau de chasse est redescendu en dessous de la barre des 700 oiseaux.

 

L'hiver 2006/2007 restera parmi ceux les plus doux de ces dix dernières années. Les oiseaux migrateurs, habituellement sujets à faire de grands déplacements sur des milliers de kilomètres pour fuir le froid, ne se sont que très peu déplacés vers notre pays.

 

Au premier rang des « abonnés absents », on trouve le pigeon ramier.

 

Le prélèvement 2006/2007, avec 20 410 oiseaux, fait partie des saisons les moins bonnes de ces 13 années d'enquête.

 

La migration s'est faite très rapidement vers la péninsule ibérique et les hivernants habituels ne sont pas descendus.

 

Le tableau bécasse, pour sa part, est le plus faible jamais constaté sur la période d'enquête avec 3 270 prélèvements.

 

Les premières observations ont été faites assez tardivement début novembre, sans être suivies des habituelles vagues migratoires.

 

Néanmoins, le Service Technique a pu procéder à la capture de 30 bécasses sur les remises nocturnes. 27 d'entre elles ont été baguées et 3 ont fait l'objet d'un contrôle. Ces dernières étaient en effet déjà porteuses d'une bague posée les années précédentes sur le même site de capture, 2003 pour la plus âgée.

 

Enfin, pour en terminer avec les migrateurs, passons au gibier d'eau avec le canard colvert qui reste l'espèce la plus prélevée dans le département, avec à peine 10 000 pièces. Cette diminution du tableau de chasse est probablement imputable en grande partie à la mauvaise reproduction 2006 car la plupart des colverts sont chassés les premiers jours d'ouverture en septembre à une période où les migrations pour cette espèce ne sont que peu importantes.

 

En contre partie, il est constaté une baisse du tableau pour la sarcelle d'hiver et les autres canards de surface, attribuable à la faiblesse des migrations.

Cette maigre fréquentation du département est confirmée par les comptages en hivernage, puisque le nombre de canards de surface présent au 15 janvier 2007 dans l'Yonne était très largement inférieur à la moyenne qui se situe aux alentours de 1 500 oiseaux. Les nombreux colverts et autres becs plats, originaires d'Europe de l'Est, sont restés dans les vastes zones humides du nord où ils ont pu y trouver leur alimentation tout l'hiver en raison de l'absence de gel et de neige.

 

Ces phénomènes climatiques semblent avoir moins affecté les canards plongeurs, comme le milouin ou le morillon puisqu'il n'a pas été constaté de diminution aussi bien dans le tableau de chasse que dans l'hivernage.

 

Bon an, mal an, les effectifs sont plutôt stables, autours des 600 individus répertoriés sur les 13 sites suivis.

 

Côté reproduction, le Service Technique de la Fédération vient de terminer, la semaine dernière, le 1er passage de l'enquête nidification pour les canards et les foulques. Le stock reproducteur est bien présent pour le colvert, qui représente la quasi-totalité des canards nichant dans l'Yonne, avec 550 adultes cantonnés.

 

Reste à attendre la réussite des nichées qui commencent à éclore.

 

Ce 19 janvier, nous avons participé au grand comptage national de vanneau huppé et de pluvier doré organisé sous l'égide de l'Association Nationale des Chasseurs de Gibier d'Eau et de la Fédération Nationale des Chasseurs.

 

Pour ces deux espèces, les résultats sont également à la baisse. L'absence d'hiver a, ici encore, bloqué la migration plus au nord. Nous n'avons donc observé que 9 769 vanneaux huppés et 494 pluviers dorés, ce qui représente une diminution de plus de 60 % pour les deux espèces.

 

Je ne terminerai pas sans oublier les opérations de capture réalisées par le Service Technique qui ont permis de baguer 12 bécassines. Je vous rappelle que si vous trouvez un oiseau bagué, il est très important que vous nous contactiez, car nous disposons d'un réseau européen qui nous permet de recueillir des informations précieuses sur l'avifaune migratrice.

 

Comme vous avez pu le constater au travers de ce bilan, la saison qui vient de s'écouler ne restera pas dans anales.

 

Les éléments climatiques ont très fortement perturbé la reproduction de notre petit gibier de plaine et contrarié les déplacements de nos migrateurs.

 

Pour parfaire le tout, nous avons connu une flambée de mortalité due à l'E.B.H.S. sur nos populations de lièvre.

 

Faut-il pour autant jeter le manche après la cognée ?

 

Je ne le pense pas, car bien que nous ne puissions agir sur des facteurs comme le climat ou la maladie, il nous reste encore de gros efforts à faire en matière notamment de limitation des prédateurs et d'aménagement des territoires.

 

Des potentialités existent pour le petit gibier dans notre département, les différentes expérimentations menées ça et là le prouvent.

 

Vous connaissez tous maintenant une des clés de la réussite, qui tient en 4 lettres : A.P.A.G., sans en oublier une seule ; ce n'est qu'à ce prix que vous obtiendrez des résultats probants.

 

« Pratiquez et faites pratiquer l'A.P.A.G.» ; votre Fédération sera toujours derrière vous pour vous épauler et vous conseiller.

 

Mesdames, Monsieur, je vous remercie.

 

¯ Commission Grand Gibier : Henri DUBOIS

 

SITUATION DU CHEVREUIL

 

Nous avions 9 800 chevreuils d'attribués pour la saison 2006/2007, soit une diminution de 4 % par rapport à 2005/2006. La réalisation déclarée par les demandeurs de plan de chasse est de 78 % en moyenne sur l'ensemble de notre département. Nous sommes bien loin des 95 % de réalisation habituelle ; il ressort donc très clairement que nos petits cervidés sont en nette diminution sur bon nombre de zone de gestion.

 

Le constat :

 

La majeure partie de la population de chevreuil est observée en plaine, dans les haies et les bosquets et de moins en moins dans les grands massifs forestiers qu'elle déserte. Les groupes de chevreuils observés sont également bien moins nombreux. D'ailleurs, de nombreuses chasses au bois n'ont pas réalisé 50 % de leurs attributions, parfois de leur propre initiative : c'est tout à leur honneur !

 

    2005/2006               attributions : 10 234                        réalisations : 9 190

    2006/2007               attributions ::  9 838                        réalisations : 7 755

 

Pourquoi cette baisse ? 

 

Tout simplement due à des prélèvements d'intérêts supérieurs à la production du capital présent depuis plusieurs années. En effet, depuis 2003, les attributions ont considérablement augmenté afin d'être en relation avec les populations présentes, mais surtout de donner satisfaction à l'Administration qui souhaite diminuer le niveau de population présent, à l'époque responsable de collisions routières et de dégâts.

 

Malheureusement, aux prélèvements plus importants sont venues s'ajouter deux très mauvaises années de reproductions 2003 et 2006 largement inférieures au 35 % d'accroissement normal de l'espèce. Plus une prédation importante de chevrillards par une population de renards qui ne s'est jamais aussi bien portée, à laquelle il convient parfois d'ajouter une minorité de mauvais gestionnaires qui ne prélèvent que des adultes, assimilant le dispositif de marquage à un ticket de viande.

 

C'est pourquoi votre Fédération, par courrier individuel, a attiré l'attention de l'ensemble des demandeurs de plan de chasse courant décembre 2006, afin d'être vigilant sur les prélèvements en fonction de l'état des populations de chevreuils.

 

Avenir du Chevreuil :

 

Afin d'enrayer rapidement cette diminution constante et d'espérer une reconstitution rapide du cheptel, il ressort du travail de l'ensemble des zones de gestion, une proposition de diminution des attributions de l'ordre de 25 % en moyenne sur l'ensemble du département pour la prochaine campagne. Pour la saison à venir, chaque responsable devra effectuer des prélèvements judicieux et, en priorité, sur les classes jeunes.

 

Une solidarité générale est sollicitée, en espérant qu'elle ne soit que passagère, car ne perdons pas de vue que ce gibier reste le fonds de commerce de nombreuses chasses au bois.

 

A noter également que vous avez été très nombreux à solliciter le tir d'été, non pas pour prélever des chevreuils mais pour pouvoir réguler les renards. Nous ne pouvons que vous encourager dans cette voie.

 

SITUATION DU SANGLIER :

                                                                                                                              

                 ATT  2004/2005 :  10 155           REA :  6 567    soit  65 %

                 ATT  2005/2006 :    9 620           REA :  6 706    soit  70 %                                    

                 ATT  2006/2007 :    9 476           REA :  6 831    soit  72 %

 

Ce résultat de réalisation est très satisfaisant pour l'espèce sanglier. L'outil plan de chasse est de mieux en mieux utilisé.

 

Le taux de réalisation le plus élevé est atteint par la zone n °4 « LE SEREIN » avec 83 %, contre seulement 42 % sur la zone n° 8 « L'AUXERROIS », secteur en pleine constitution de population.

 

Avec un tableau de chasse avoisinant les 7 000 sangliers, nous sommes très proches de notre vitesse de croisière pour notre département. Souvenez-vous simplement de la saison 1987/1988 avec 1 080 sangliers seulement. Vous pourrez constater de vous-même qu'un minimum de gestion sur cette espèce produit des intérêts très rapidement.

 

Cette saison encore, nous avons des zones de gestion qui, convaincues du bienfait du plan de chasse qualitatif, se dirigent tout de même vers le système quantitatif uniquement pour les difficultés de mise en place, ainsi que les sanctions pénales encourues.

 

Il semble difficile, voire même impossible, de parler du sanglier sans parler des dommages occasionnés aux cultures agricoles. La répartition des dégâts par espèce reste identique, avec 90 % pour le sanglier.

 

Ce baromètre indique pour l'instant une situation plutôt stable : à noter tout de même une diminution de 30 % de la surface endommagée, mais une augmentation de plus de 35 % du prix des denrées.

 

Ce qui ne sera pas sans conséquence financière pour notre prochaine campagne sur le bracelet sanglier, afin de compenser cette hausse des céréales et la significative diminution des attributions chevreuil.

 

En général, pour la prochaine campagne, les attributions resteront stables à la première attribution tout en sachant que la deuxième attribution permettra de corriger une sous-estimation, voire une concentration d'animaux exceptionnelle.

 

Pour contenir les dommages agricoles de printemps vous disposerez toujours du tir d'été avec trois chasseurs par tranche de cinq cents hectares, mesure à solliciter auprès de votre Fédération.

 

Pour les dommages estivaux, Monsieur le Préfet serait bien inspiré cette année d'uniformiser notre département avec une ouverture au 15 août dans les cultures, et ce, sans modalités administratives supplémentaires afin de pouvoir repousser les animaux en forêt. 

 

SITUATION DU CERF :

 

     2005/2006       ATT : 772                  REA :  482      soit    41 %

     2006/2007       ATT : 762                  REA :  471      soit    38 %

 

Dans le département de l'Yonne, les principales populations se situent en Forêt d'Othe, en Puisaye, dans le Vermentonnais et le Tonnerrois. Si la population de Forêt d'Othe Ouest se développe bien, les autres sont très stables, voire même en nette diminution comme en Forêt de Saint- Fargeau par exemple.

La démonstration la plus concrète est le taux de réalisation des plans de chasse inférieur à 40 %  pour cette saison.

 

En dehors de ces secteurs où le cerf est géré, les massifs de moindre importance sont autorisés à prélever des animaux sans distinction d'âge ni de sexe (CEI) cerf indifférencié, leur présence n'étant pas souhaitée eu égard aux éventuels dégâts.

 

LA GESTION :

 

La réussite de la gestion des espèces soumises au plan de chasse dépend uniquement des hommes. Elle passe impérativement par une implication sérieuse et rigoureuse d'un maximum de demandeurs de plan de chasse qui participent à l'ensemble des travaux. Ce travail d'approche avec une connaissance d'éléments indispensables permettant de situer au mieux une population, tout en conservant un état d'esprit collectif pour préparer le comité technique local dans les meilleures conditions est fondamental. L'Administration ne pourra que valider le travail d'une équipe sérieuse.

 

Un volet non négligeable est celui du braconnage qui revient dans de nombreuses zones de gestion. Il faut entendre par braconnage, prélèvement sans bracelet d'un animal et non morceau de venaison sans ticket, que les choses soient bien claires ! Ces faits sont les actes d'une minorité qui, à force de provocations permanentes, pourrait décourager une majorité. Actuellement, seule la Garderie de l'O.N.C.F.S. peut travailler sur le sujet, mais les effectifs réduits et la diversité des activités, aboutissent à une inefficacité totale dans ce domaine.

 

LES AMENAGEMENTS ET PROTECTION :

 

Les aménagements bien adaptés à un territoire valorisent la faune, sur le plan tant qualitatif que quantitatif. Les jachères faune sauvage et les cultures à gibier bien élaborées permettent la mise en place de cultures de dissuasion dont l'implantation bien répartie fait baisser le coût des dégâts, tout en augmentant la capacité d'accueil du territoire.

 

En système de protection il est préférable d'utiliser la clôture électrique, qui a l'avantage d'être facilement amovible et peut donc être installée pendant une période limitée. Le tonnfort, quant à lui, ne s'utilise que sur très courte période, pratiquement uniquement sur semis.

 

Pour des conseils, des contrats, des matériels de protection, n'hésitez pas à contacter le service technique de votre fédération.

 

SUBVENTIONS FEDERALES :

 

Les subventions fédérales restent inchangées pour la saison qui se termine. N'oubliez surtout pas de renseigner et de retourner votre imprimé de demande de subvention avant le premier septembre à la Fédération.

 

Chaque zone de gestion qui en a fait la demande a bénéficié de cinq euros par demandeur pour assurer ses frais de fonctionnement.

 

Cette année, la Fédération a proposé à chaque unité de gestion son tarif préférentiel sur le matériel de protection. Au vu du succès rencontré, il est probable que l'opération soit reconduite la saison prochaine. En effet, il serait souhaitable que chaque unité de gestion puisse disposer d'un minimum de matériel, afin de répondre aux situations d'urgences.

 

SECURITE :

 

Notre département s'inscrivait cette année encore dans la tendance nationale avec une diminution des accidents, jusqu'à cette fin février où un drame s'est produit en Puisaye, lors d'une partie de chasse au chevreuil. Nous sommes tous conscients qu'à partir de l'instant où l'on utilise des armes, le risque zéro n'existe pas. Nous en avons eu une nouvelle fois la preuve dans cet accident totalement imprévisible d'après l'expert en balistique. Il est dû à une balle de 300 Winchester qui, après avoir atteint mortellement son gibier, a ricoché pour aller foudroyer un chasseur.

 

Messieurs les présidents, notre responsabilité, civile, et/ou pénale, peut également être recherchée et engagée dans de nombreux cas. Nous sommes responsables du bon déroulement des chasses et des battues, ainsi que du bon comportement de nos chasseurs.

 

Nous avons donc des obligations en matière de sécurité afin de prévenir au maximum tout accident et spécialement celle de nous assurer.

 

Je vous remercie pour votre attention.

 

___

Bilan des projets associatifs

 

            Ø Etude Perdrix : Régis DEPEIGE

 

Mesdames, Messieurs, bonjour,

 

A notre dernière Assemblée Générale, nous vous avions présenté le bilan des cinq années d'étude perdrix ; néanmoins, nous n'avons pas pour autant abandonné le suivi de ces populations.

 

Nous allons vous donner quelques informations sur leur état de santé.

 

S'agissant de perdrix, celles-ci sont soumises à rudes épreuves. En effet, elles doivent faire face à quatre facteurs : les conditions climatiques, la prédation, la modification du milieu et enfin la chasse en elle-même.

 

Passons au bilan après la période des comptages :

 

La reproduction 2006 fut la plus mauvaise depuis le début du projet.

 

En ce qui concerne la perdrix grise, les années 2003, 2004 et 2005 étaient des années correctes en matière de reproduction, toujours au-delà de 6 jeunes par poules d'été.

 

Quant à la perdrix rouge, présente uniquement sur l'Auxerrois, moins de 2 jeunes par adultes furent recensés.

 

Les comptages de printemps réalisés les 11 et 24 mars dans une ambiance conviviale, rassemblant plus de 120 personnes chasseurs et amis de la nature, n'ont pas infléchi la tendance départementale voire nationale.

 

Les résultats sont à la baisse, proches de la chute libre, avec plus de 60% de baisse sur la Basse Oreuse, 40% sur l'Auxerrois et 60% sur Brion, notre territoire témoin, représentatif de ce qui ce fait généralement sur nombre de territoires icaunais.

 

Hormis la mauvaise reproduction, d'autres facteurs sont déterminants pour expliquer cette baisse.

Ils rentrent dans le cadre de l'A. P. A. G. dont je vous rappelle les grandes lignes : Aménager - Piéger - Agrainer - Gérer :

 

Ê l'aménagement n'a pas évolué et n'a donc pas eu d'influence,

Ê concernant le piégeage, les IKA nocturnes démontrent une progression du renard,

Êau niveau de l'agrainage, celui-ci se révèle insuffisant pour diverses raisons : manque de motivation, pillage des agrainoirs par les becs droits et autres..., manque de temps pour certains chasseurs qui, par contre, n'oublient pas les jours de chasse.

Êgestion : pas d'impact sur la diminution des populations car pas de prélèvements.

 

Les moyens humains paraissent bien insuffisants.

 

La méthode de l'APAG paraît « bancale » et certainement pas pratiquée de manière assidue...... L'embellie des premières années tarde à se confirmer. Croyait-on et pouvait-on obtenir de bons résultats simplement en relâchant des oiseaux et en faisant un minimum de travail ?

 

Le challenge était certes osé et aussi passionnant, mais surtout pas irréalisable. Au vu de ces résultats, le constat est amer. Néanmoins, à qui la faute ??!!

 

Et bien, à nous chasseurs. Il va falloir se remettre au travail et relever le défi pour tenter de sauver ce qui peut l'être encore... N'est-il pas déjà trop tard dans certains secteurs ???

 

En dépassant le cadre de cette étude « perdrix », il faut que nous tous, responsables de chasse, remobilisions nos chasseurs et répartissions les tâches.

 

Enfin, si nous possédons de jeunes chasseurs dans nos sociétés, n'ayons pas peur de les impliquer, ils apportent souvent un dynamisme et sont naturellement novateurs.

 

Je ne peux terminer cette intervention sans revenir sur la gestion de l'espèce perdrix.

 

Quant on entend ici ou là des prélèvements autorisés allant jusqu'à 5 ou 6 perdreaux par jour et par chasseur, et bien, Mesdames, Messieurs, soyons un peu sérieux et en phase avec la réalité du terrain.

 

Pour ceux qui pratiquent cette forme de gestion, ne vous laissez pas manipuler par quelques « acharnés ». Il en va de l'avenir de la chasse en plaine. Je vous remercie de votre attention.

 

Ø Marais de la Vallée de la Druyes : Patrick GUERREAU

 

Mesdames, Messieurs,

 

Je viens ici vous présenter les différents travaux et actions menés en 2006 sur les parcelles de la Fondation Nationale pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage situées dans les Marais de la vallée de la Druyes et dont la gestion nous a été confiée depuis plus de 8 ans.

 

Localisées dans cette ancienne vallée humide, ces parcelles se répartissent en trois lots. L'un sur la commune de Druyes les Belles Fontaines et les deux autres sur la commune d'Andryes. L'ensemble de ces 18 parcelles représente une surface de 63 hectares.

 

Fin 2006, nous avons quelque peu agrandi cette surface en acquérant une parcelle de 27 ares qui était enclavée entre deux des nôtres, pour un montant d'environ 600 euros.

 

Passés les grands travaux de réhabilitation des premières années, le site fait l'objet depuis 3 ans d'un entretien régulier selon diverses techniques.

 

Sur les parcelles les plus en aval, c'est le broyage qui a été retenu en raison des fortes repousses de ligneux comme le saule

 

Afin de favoriser la diversité faunistique et floristique, l'exploitation par bandes ou en « damier » est mise en oeuvre. On trouve ainsi sur une même parcelle de la végétation de 2 voire 3 ans.

 

Sur les parcelles les plus sèches de cet îlot, un broyage simple est réalisé sur une surface de 7 hectares.

 

Pour la parcelle qui inonde régulièrement, le broyage fin avec exportation a été appliqué sur 3 hectares. Cet entretien permet notamment aux oiseaux d'eau, comme les bécassines ou les canards, de disposer de vastes zones d'eau libre pour stationner ou s'alimenter.

 

Enfin pour les parcelles les plus en amont, la solution de l'entretien par fauchage et pâturage a été retenue.

 

Deux contrats d'occupation précaire ont été signés en 2006 avec des propriétaires de chevaux sur une surface de 8 hectares.

 

Cette mise à disposition gracieuse des parcelles en échange d'un entretien dirigé est une excellente formule.

 

Dans cet échange, chacun y retrouve son compte, puisque les propriétaires de chevaux bénéficient gratuitement d'un pâturage, et que cela nous permet de faire des économies sur d'éventuels travaux d'entretien.

 

Pour 2007, 2 nouveaux propriétaires seraient intéressés pour contractualiser sur une partie des 30 hectares encore disponibles.

 

L'année dernière à cette même tribune, je vous faisais part de problèmes rencontrés depuis l'été 2005 avec l'un de nos voisins sur la commune d'Andryes, qui prétendait que nous étions responsables d'une soi-disant « pollution » sur son étang de 3 000 m2.

 

Voulant absolument en avoir le cœur net, nous avons fait appel à des professionnels de l'eau pour qu'ils nous donnent leur analyse sur la situation.

 

Après 4 visites de terrain, de août à septembre 2005, réalisés avec l'appui technique et scientifique d'ingénieurs de la Fédération des Pécheurs, de l'Institut Départemental de l'Environnement et d'Analyses et de l'entreprise BON, que je remercie une nouvelle fois ici, les conclusions ont rapidement convergé sur un phénomène fréquent et bien connu.

 

Il s'agissait d'un bloom algal, régulier à cette période chaude de l'année, dans des surfaces en eau de cette dimension et correspondant à un développement important de micro algues.

 

Malgré ces avis sans équivoque, le propriétaire nous a assigné devant le Tribunal de Grande Instance d'Auxerre le 15 décembre 2005.

 

Ce feuilleton, à épisode, ne s'est pas arrêté là, puisqu'un expert a été nommé par le tribunal. Une visite de terrain, en présence des deux parties, a été organisée, par ce dernier, le 23 mai 2006.

 

Les conclusions provisoires de l'expert nous semblent tout à fait claires, puisqu'il précise notamment dans sa note de synthèse : «  qu'il n'est pas possible de déterminer l'origine de la « pollution » de l'étang « qu'il sera très difficile de prouver que la « pollution » de l'étang est due à la seule décomposition »

 

Plus les jours passent et plus nous nous rapprochons de l'épilogue de cette affaire, sachant que dans ce dossier, des doutes persistent sur les motivations réelles du propriétaire.

 

Sachez que nous nous sommes fortement investis pour défendre vos intérêts dans cette affaire.

 

Nous sommes les garants des finances des chasseurs, au travers nos fonctions à la Fédération. 

 

Je ne terminerai pas mon propos sans citer notre principal partenaire qu'est l'Agence de l'Eau Seine Normandie qui chaque année nous octroie de subventions au titre de l'entretien d'une zone humide. Cette année 2006, elle nous a subventionné à hauteur de 40 %, soit un montant total de plus de 4 000 euros.

 

Ce partenariat permet à votre Fédération de s'investir pleinement dans la protection des milieux car nous pensons depuis longtemps que, sans milieux, la faune ne peut subsister.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Exercice comptable 2005/2006

 

            Rapport de M. Bernard THIESSON, Expert Comptable, sous couvert du Trésorier, M. Henri DUBOIs

 

___

 

Rapport de M. MARY, Commissaire aux Comptes

 

Le rapport est lu par M. THIESSON, Expert Comptable

 

Rapport spécial : Les comptes annuels, qui n'appellent pas de commentaires particuliers, sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle de l'exercice écoulé, ainsi que de la situation financière et du patrimoine de l'association à la fin de l'exercice 2005/2006.

 

Rapport spécial : aucune convention nouvelle durant l'exercice 2005/2006.

 

___

 

5 résolutions approuvées à l'unanimité

 

1ère résolution : Approbation des comptes

 

___

 

Demande d'autorisation pour acquisition, échange ou vente d'immeubles fédéraux

 

A l'unanimité, l'Assemblée autorise le Conseil d'Administration à acquérir, échanger et vendre, le cas échéant, des immeubles fédéraux.

 

___







Vote du montant des cotisations fédérales

 

¯ Service fédéral

 

Ø Timbre fédéral : proposition à 62 €

dont 0.65 € pour le programme de recherche lapin et 0.30 € pour la Fondation

            Montant approuvé à l'unanimité.




Ø Timbre fédéral temporaire 9 jours (non renouvelable) = 31 €

 

Ø Timbre fédéral temporaire 3 jours (renouvelable 2 fois) = 16 €

Ø Frais de gestion « guichet unique » pour les chasseurs non adhérents de la Fédération de l'Yonne, sollicitant une ou plusieurs validations pour autre(s) département(s) : 4.00 € par validation

 

____

Ø Adhésion obligatoire des bénéficiaires de plan de chasse : 60 €.

            Montant approuvé à l'unanimité.

____

 

Ø Contrat de services : 0,40 €/ha

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

___

 

¯ Service d'Indemnisation des Dégâts de Gibier

 

Ø Timbre grand gibier = 16 €

Pas de « proratisation » pour validations 3 ou 9 jours

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

ØBracelet chevreuil := 30 €

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

ØBracelet grand cervidé = 110 €

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

ØBracelet sanglier = 48 €

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

ØBracelet mouflon := 30 €

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

ØBracelet daim = 45 €

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

ØDans les parcs de chasse (reconnus comme tels par la DDAF) = tout dispositif de marquage à 10 €

            Montant approuvé à l'unanimité.

 

___




Examen des vœux

 

 

¯ Association des Chasseurs de Gibier d'Eau du Département de l'Yonne

 

            M. Michel BOUCAULT, Président de l'Association, se demande si les chasseurs de gibier d'eau sont condamnés à être d'éternels insatisfaits. En effet, concernant les dates de chasse, aucune avancée tangible n'est à noter, que ce soit avec le Guide Interprétatif de la Directive Oiseaux, avec les données de l'Observatoire National (à l'exception de très rares départements) ou encore avec l'accord AEWA. Pourtant cet accord a été ratifié par la France et l'Union Européenne !

 

            Les dates d'ouvertures de certaines espèces ont été repoussées en Septembre et les dates de fermetures n'ont fait que régresser.

 

Il faut donc à la chasse un gouvernement courageux, qui prenne en compte la réalité biologique des espèces et passe outre les pressions politiques.

 

La saison 2006/2007 pour le gibier d'eau n'a pas été excellente, en raison des conditions climatiques douces de l'hiver. Ajouter à cela les nouvelles contraintes pesant sur les détenteurs d'appelants et l'interdiction de l'emploi de la grenaille de plomb dans les zones humides. Tout cela a probablement conduit certains chasseurs à abandonner notre loisir, alors que leur nombre ne cesse de diminuer. Mais n'est-ce pas voulu ?

 

            Il est donc impératif que les chasseurs restent unis et parlent d'une même voix.

 

            Dans sa conclusion, M. BOUCAULT a tenu à remercier la Fédération pour son aide, et tout particulièrement le Service Technique.

 

Vœux de l'ACGEDY :

 

- Retour à des dates de chasse correspondant aux réalités biologiques des espèces sur lesquelles de nombreuses observations ont été faites, soit :

            - ouverture au 15 août pour toutes les espèces

            - fermeture au 31 janvier, pour le colvert et par décades en février selon les autres espèces

- Classement du colvert en espèce sédentaire pour en assurer la gestion sur le plan départemental

- Déclassement du Cormoran, d'espèce protégée en espèce chassable, afin de mieux le réguler en période de chasse et avec moins de contraintes administratives




¯ Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier - Président : M. BOURGUE

 

Point sur les populations de grand gibier :

 

Cerf : des efforts sont effectués par certains GIC, mais encore trop de bracelets « Cerf de récolte » sont attribués. L'Association souhaite l'organisation de comptages IKA et « au brame » et la suppression des bracelets CEI en périphérie des massifs où l'espèce est gérée.

 

Sanglier : Situation satisfaisante, avec dégâts stables. Le plan de chasse porte ses fruits.

 

Chevreuil : espèces suscitant de l'inquiétude. Les causes de diminution sont diverses : maladie, prédation, collisions automobiles, absence de contrôle de tir... Le prélèvement des jeunes sujets est à privilégier.

 

Concernant la recherche au sang, 180 recherches ont été effectuées durant la saison 2006/2007 (dont 37 % concernaient des chevreuils) ; 48 animaux ont été retrouvés, soit un taux de réussite de 26 %.

 

M. BOURGUE appelle les chasseurs à contacter les neuf conducteurs de chiens de sang du département et appelle également à l'union de l'ensemble des chasseurs.

 

¯ Association des Piégeurs Agréés de l'Yonne - Président : M. BELVAL

 

L'APAY compte 757 adhérents et fait partie de l'UNAPAF, regroupant 72 associations départementales, pour un total de 21 600 adhérents.

 

Au titre de 2005/2006, il a été capturé : 3 658 renards, 1 626 mustélidés, 4 032 ragondins et rats musqués et 9 893 corvidés.

 

L'objectif de l'APAY est de conserver la liste d'espèces nuisibles la plus large possible, malgré que de nombreux arrêtés préfectoraux aient été attaqués par des associations anti-chasse.

 

La régulation des espèces est indispensable pour le développement du petit gibier, et donc de la chasse et des chasseurs.

 

A compter du 1er juillet 2007, les arrêtés préfectoraux nuisibles seront calqués sur la campagne cynégétique et non plus l'année civile. Tout piégeur devra être agréé, sauf pour la destruction des ragondins et rats musqués.

 

Non sans avoir remercié la Fédération, M. BELVAL souhaite, enfin, que les gardes-chasse particuliers et les chasseurs chassant à l'approche le grand gibier contribuent, par leur tir, et aux côtés des piégeurs, à diminuer les populations de renards. De même que les deux précédents intervenants, il se déclare favorable à l'unité des chasseurs.

 

¯ AFACCC 89

 

M. DUBOIS, Président de l'AFACCC89 depuis 2000, après avoir rappeler tous les objectifs de l'association, indique qu'elle est aujourd'hui forte de 630 adhérents, ce qui la place au premier rang en nombre d'adhérents.



Il appelle les chasseurs à venir nombreux le 9 septembre prochain, à la Fête de la Chasse et de la Nature de CHABLIS.

 

___

 

Intervention de M. Bertrand MARY, Commissaire aux Comptes, qui tient à préciser qu'il a certifié les comptes 2006/2007 sans aucune réserve, insistant sur la qualité du travail du service comptable de la Fédération

 

___

 

¯ Association des Equipages de Vènerie sous Terre - Président : M. BEAU

 

L'Association compte quelques 100 déterreurs, qui oeuvrent sur de vastes secteurs, notamment sur les secteurs où le piégeage n'est que peu effectué.

 

Les prises de renards sont importantes. Concernant le blaireau, les effectifs sont stables, mais on assiste à des concentrations d'animaux, avec des dégâts significatifs dans les récoltes.

 

L'Association va, de ce fait, adresser la liste des équipages de vénerie sous terre aux organisations agricoles, afin que les exploitants agricoles puissent les contacter, en tant que de besoin.

___

 

Ä Propositions des dates d'ouvertures et de clôtures de la Chasse 2007/2008

 

Ä Ouverture générale : 23 septembre 2007

Ä Fermeture générale : 29 février 2008

 

Sauf exceptions suivantes

 

ESPECES

OUVERTURES

CLOTURES

- Faisan commun et vénéré


- Perdrix grise et rouge


- Lièvre :

l chasse à tir : Ø 3 jours (les 3 premiers dimanches, ou 3 autres jours déclarés à la FDCY) ou plan de chasse ou fermeture.

_________________________

- Chevreuil, grands cervidés :

Ø à l'approche individuellement

Ø en battue


- Sanglier (avec reconduction du plan de chasse)


- Chevreuil, daim et sanglier, à l'affût ou à l'approche

(sur autorisation préfectorale)


- Cerf et mouflon, à l'approche

individuellement

(sur autorisation préfectorale)

_____________________________

- Chasse à courre et sous terre


- Blaireau

23 septembre 2007

 

23 septembre 2007

 

23 septembre 2007

 

 



_____________________

 

23 septembre 2007

21 octobre 2007

 

15 août 2007

 


1er juin 2007

 

 


1er septembre 2007



________________________

15 septembre 2007

 

15 septembre 2007

15 mai 2008

6 janvier 2008 

 

25 novembre 2007

 

18 novembre 2007

 

 



____________________

 

29 février 2008

29 février 2008

 

29 février 2008

 

 

 

 

 

 

 



________________________

31 mars 2008

 

15 janvier 2008

14 septembre 2008

 

Ä Heures journalières de chasse

 

            - Heures :

                        - de 8 h à 18 h, du 23 septembre 2007 au 20 octobre 2007

                        - de 9 h à 17 h, du 21 octobre 2007 au 29 février 2008

 

Ä Chasse en temps de neige :

 

            Chasse en temps de neige interdite, à l'exception :

 

                &nb sp;       - de l'application du plan de chasse

                        - de la chasse sous terre

                        - de la chasse du lapin, du renard et du pigeon ramier

                        - de la chasse du gibier d'eau, ainsi que le tir des ragondins et rats musqués.

 

Ces propositions sont approuvées à l'unanimité.

 

Remise de médailles de la Fédération :



Ø BAUX Joël, de CHASSIGNY

 

Ø BERTON Jean, journaliste à « Nos Chasses »

 

Ø GOBIER André, de VALLAN

 

Ø LARAUD Pascal, de FOISSY LES VEZELAY

 

___

 

Interventions                                                                                                        



            Ø Le Docteur HAFFAR, du Laboratoire Départemental d'Analyses IDEA, présente le bilan des analyses réalisées en 2006, pour la Fédération de l'Yonne :

 

Près de 120 analyses ont été effectuées, dont 60 pour les lagomorphes et 60 pour les chevreuils, principalement de février à avril et de septembre à novembre 2006

 

Pour le lièvre, 50 % des analyses ont mis en évidence l'EBHS, réparties sur l'ensemble du département

 

Actions menées en 2006 : la recherche de l'échinococcose alvéolaire et de la Néosporose (maladie abortive chez les ruminants) sur le renard, ainsi que la recherche de trichine sur le renard et le sanglier.

 

Le Docteur HAFFAR rappelle les conséquences de l'échinococcose alvéolaire sur les carnivores et l'homme, de même que le cycle du parasite. Les analyses pratiquées sur 46 renards se sont toutes révélées négatives.

 

Concernant la recherche de trichines, les résultats des analyses effectuées sur les muscles de renard adressés à l'AFSSA sont négatifs. Pour le sanglier, les 93 morceaux de langue prélevés sont également négatifs.



Ø Lecture par le Président LECAS d'un courrier de M. CHABANNET, Directeur Départemental des Services Vétérinaires, concernant quelques points d'actualité sur le plan sanitaire.

 

La réglementation dite du « paquet hygiène » a pour but de garantir au consommateur un niveau élevé de sécurité alimentaire et de santé publique. Les notions importantes sont donc : 1) la traçabilité, 2) la responsabilité des opérateurs et 3) l'obligation de résultat.

 

Concernant le gibier sauvage, le chasseur est considéré comme un producteur primaire. La viande est un produit naturellement contaminé, qui présente parfois un risque pour la santé publique, car elle peut contenir des parasites, des micro-organismes pathogènes ou des toxiques chimiques.

La connaissance de l'hygiène de la viande s'avère donc indispensable. C'est pourquoi, afin de mieux identifier les risques sanitaires, un examen initial visuel devra être effectué par des chasseurs qui auront subi une formation dispensée par la Fédération.

 

L'examen initial est obligatoire dans le cas :

- de la cession du gibier à un atelier de traitement

- de la cession du gibier directement par le chasseur au commerce de détail local

- du gibier destiné à des repas de chasse.

 

L'examen de la trichine sur le sanglier est obligatoire lorsque :

- le gibier est cédé directement par le chasseur au commerce de détail local

- le gibier est destiné à des repas de chasse

 

De plus, il est vivement conseillé de faire pratiquer cet examen lors de l'autoconsommation par le chasseur et ses proches.

 

Dans tous les cas, le chasseur est entièrement responsable de la denrée qu'il cède à titre gratuit ou onéreux. Il ne doit pas remettre au consommateur une denrée impropre à la consommation humaine et sa responsabilité est pleinement engagée en cas de problème sanitaire lié à cette cession.



____

 

Proclamation des résultats du vote à bulletin secret



Renouvellement du Conseil d'Administration : 7 sièges à pourvoir

 

Nombre de votants : 101                       apportant : 3 199 voix

Bulletins blancs ou nuls : 0                    représentant : 0 voix

Secteurs nuls : 6                                   représentant : 146 voix

 

Secteur n° 1 : 1 poste

 

            M. FAITOUT Jacques :                       3 021 voix

                                                                       Elu : M. FAITOUT Jacques

 

Secteur n° 2 : 1 poste

 

            M. MARCEAU Michel :                      2 623 voix

            M. MARINGE Roland :                          454 voix

                                                                       Elu : M. MARCEAU Michel

 

Secteur n° 3 : 1 poste

 

            M. DEPEIGE Régis :                           3 115 voix

                                   &n bsp;                                   Elu : M. DEPEIGE Régis

 

Secteur n° 4 : 2 postes

 

            M. MEIGNIEN Guy :                           2 223 voix

            M. SABOURIN Sébastien                   1 597 voix

            M. SCHALLER Philippe                      2 316 voix

                                                                       Elus : M.M. MEIGNIEN Guy

                                                                                            SCHALLER Philippe

 

Secteur n° 5 - 2 postes

 

            M. DUBOIS Henri :                             2 960 voix

            M. FERLET Jean Claude :                   2 884 voix

                                                                       Elus : M.M. DUBOIS Henri

                                                                                           FERLET Jean Claude




————————

 

Clôture de la séance par le Président LECAS à 11 h 45.

 

 

————————

 

            Le Secrétaire                                                                          Le Président



            G. BALLET                                                                           O. LECAS

 

Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne - 20 avenue de la Paix - 89000 ST GEORGES SUR BAULCHE - 03 86 94 22 94 - Réalisation OvOtix - Motorisation Clé de Site

 

 

 ok
Inscription à la newsletter : 
ok
Vous êtes ici > Archives > Campagne 2006/2007 > Compte rendu AG

Associations

www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr
www.chasseurdelyonne.fr

Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne

Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne

Validation du permis de chasser par Internet   Validation du permis de chasser par Internet

Validation du permis de chasser

Validation du permis de chasser par Internet   Validation du permis de chasser par Internet

Documents

téléchargeables